Nous deux moins toi
"Nous deux moins toi" ou comme je disais plus bas un petit précis de la rupture amoureuse vue et vécue par Jean Claude Tergal l'éternel loser crée par Didier TronchetAvec Isabelle c'est fini, il va falloir apprendre à vivre sans elle, tantôt dans l'espoir qu'elle revienne, tantôt dans celui qu'elle se sente coupable et dans le regret de l'avoir quitté. Entre souvenirs d'adolescence (ses premiers emois, surtout de l'echec !), anecdotes persos, états d'âme (penser à l'oublier !) et scénarios de rencontres Jean Claude attend son appel, sa silouhette au détour d'une rue ou seulement de ses nouvelles puis un jour, il ne l'attendra plus ...
C'est criant de vérité et de poésie d'ailleurs, loseuse moi-même je connais bien ces cas de figures même s'ils sont un peu grossis et tournés parfois à la dérision.
"Je t'attend pour le dîner ou alors tu ... ? c'est là que j'ai commis ma première erreur. Sans doute poussé par le sentiment d'une urgence (elle filait maintenant vers la porte à grandes enjambées, son intention de l'ouvrir était transparente pour qui pénètre un tant soit peu les arcanes de la pensée féminine) (...) "Je te préviens Isabelle, si tu franchis cette porte ..." (...) "Si tu sors dans la rue..." Ouvrant grande la fenêtre sur cette vision d'Isabelle sautant dans un taxi , il me semble avoir lancé ce dernier anathème "Je te préviens, si tu rencontres un type bien, que tu l'épouses et qu'il te fait des enfants merveilleux ... C'est pas la peine d'esperer revenir ici ! JAMAIS !" (...) Ou alors suis-je descendu un peu plus bas encore dans la pantalonnade, lui proposant dès son retour du rôti de veau ? Le veau, son plat préferé. C'était une perche tendue. C'est possible. Pourtant, il a fallu me rendre à l'évidence le soir même face au miroir : elle n'aimait plus le veau"
Le morceau choisi ici est le moment clé de la rupture mais d'autres auraient pu convenir largement, je ne vais pas réecrire tout le bouquin ! Je crois qu'il suffit de le lire !
Édité chez Flammarion en 2007
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